Par Daniel Delisle .– Au cours des derniers jours, le directeur général et secrétaire de courses, Guillaume Richard, faisait parvenir aux gens de chevaux, les détails sur la compétition du Trophée des Éleveurs pour la saison 2026. Sans doute que ces mêmes gens de chevaux étaient heureux d’apprendre que le programme du Trophée des Éleveurs demeurera intact pour la prochaine saison. Même argent investi par le CJQ, même programmation, même modèle que pour les années précédentes. Un effort louable dans les circonstances.
Les grandes lignes du programme
C’est le 15 mars prochain que les proprios devront verser les frais de nomination de 300$ pour rendre éligible(s) leur(s) poulain(s), pouliche(s) de trois ans. Il y aura encore cette année trois tranches éliminatoires qui se mettront en branle le jeudi 16 juillet pour les trotteurs, trotteuses, le dimanche 19 pour les ambleurs, ambleuses. S’il n’y a qu’une seule division, l’enjeu sera de 10 000$, 7 500$ s’il y en a deux, 6 500$ s’il y an a trois. C’est en tous points conforme aux années antérieures. Il en coûtera chaque fois 300$ pour prendre part à ces courses éliminatoires. Les finales se courront pour 65 000$ le 13 septembre prochain. Comme on peut le constater, on reconduit la même formule et le même déroulement qu’antérieurement.
Petit retour en arrière
Comme il s’est passé bien des choses depuis le 14 septembre dernier, permettez qu’on replonge dans cette journée mémorable, la journée phare à tous points de vue pour l’hippodrome et le Club Jockey. Les courses furent disputées par un soleil radieux, l’assistance était au rendez-vous et comme à chaque année, la fébrilité était palpable. Chacun voulait savoir quels seraient les grands gagnants de chacune des catégories et, rappelons-le, pour les gens de chevaux, cette journée peut facilement faire la différence dans leur bilan annuel. Si on pouvait percevoir la frénésie dans l’hippodrome, on pouvait facilement présumer d’une certaine tension au paddock.
Pour la Coupe des Éleveurs 2025, les trotteurs n’étaient pas en nombre suffisant, que quatre compétiteurs, leur course fut donc disputée hors pari-mutel. La bourse octroyée était la même que pour les autres catégories, donc 55 000$. Durant les trois épreuves éliminatoires, le poulain conduit et entraîné par Guy Gagnon avait dominé largement l’opposition et le scénario ne fut pas différent pour la finale : une victoire par plus de quatre longueurs de Magic Liam en 2.03.4 devant un Mustang Shillow de plus en plus compétitif pour Daniel Martin. Pier Ho Fathernson complétait le podium pour l’écurie Longpré.

Magic Liam
Chez les trotteuses, Abby Rose Men allait recevoir la faveur populaire, une fois de plus et, encore une fois pour le conducteur-entraîneur Guy Gagnon, la fille de Muscle Mass répondait présente doublant sous le fil Tout En Muscle de l’écurie Velaye. Une demi-longueur séparait les deux principales belligérantes en un chrono respectable de 2.014. Dix longueurs plus loin, on retrouvait Silver Pride de l’écurie JF Maguire.

Abby Rose Men
Pour les ambleuses, tous les regards étaient une fois de plus tournés vers une protégée de Guy Gagnon du nom de Cattlekiss, une Cattlewash invaincue en éliminatoires. Là encore, la logique fut respectée puisque cette pouliche dominante repoussa ses plus proches poursuivantes avec une avance de treize longueurs, en 1.57. Les deux poursuivantes avaient pour nom Esmeralda Du Lac et Chezmatante Du Lac élevées par les frangins Roy. Qu’adviendra-t-il de Cattlekiss en 2026? Sûrement une question que les amateurs voudront voir résolue dans les mois qui viennent.

Cattlekiss
Enfin, chez les ambleurs, la question était sur toutes les lèvres : le poulain de Guy Roy, Bernard, pourra-t-il relever le défi de sa jeune vie? 1.56.4 plus tard, la réponse fut un percutant ‘oui’ mais par une marge qui n’a pas été sans inquiéter, une demi-longeur devant un Reve très en forme ce jour-là pour l’écurie Velaye. Panic Ray devait compléter le podium pour l’entraîneur Yves St-Jacques.

Bernard
N’est-ce pas qu’en se remémorant ces quatre finales, on a tous le goût de voir comment évolueront ces jeunes chevaux à 3 ans? On devra patienter jusqu’au 16 juillet pour connaître toutes les réponses, mais disons que l’attente en vaudra la peine.