De grands talents québécois sur le sulky

02 janvier 2026

Par Daniel Delisle .-  Comme l’heure est aux bilans, il est intéressant de parcourir les sites spécialisés pour relever les actions des Québécois, conducteurs de chevaux, à l’extérieur de la province. C’est en tentant d’en faire le sommaire qu’on peut se rendre compte que le Québec a vraiment été et est toujours une pépinière pour le talent sur le sulky. Les prouesses des nôtres sont incalculables, nombreuses, importantes. On peut affirmer sans se tromper qu’au cours des dernières années, le Québec a exporté si l’on peut dire, des talents incroyables comme conducteurs et entraîneurs. Aujourd’hui, les talents de conducteurs. Il n’y a pas d’ordre précis dans ce relevé; on ne tient aussi compte que des carrières amorcées au Québec.

Carrières aux États-Unis

Deux noms se détachent rapidement. Ceux de Yannick Gingras et Daniel Dubé. Yannick est 3e en Amérique en 2025 et il fait toujours partie du top 3 depuis au moins 2021. Cette année, ses chevaux ont engrangé plus de 14M$. à ce chapitre seuls le devancent Jason Bartlett et Dexter Dunn. Yannick a dépassé le seuil des 9 500 victoires au cours de la saison. Il vit aux États-Unis depuis 2001.

Daniel est né en juin 1971. Il est beaucoup moins actif maintenant mais ça ne l’a pas empêché de franchir le cap des 10 000 victoires à vie cette année. Il s’occupe activement avec Pierre Paradis de trois chevaux qui courent surtout à Yonkers : la jument Meetmeatthebar, la jument Anneliese Hanover et la pouliche de 3 ans Halfadozen. Les trois ont gagné ensemble plus de 330 000$ canadiens. Jean-Claude Dessureault est le copropriétaire de deux d’entre elles.

Carrières en Ontario

C’est là qu’on retrouve évidemment le plus de conducteurs québécois. En tête de liste, Louis-Philippe Roy, désormais membre du c.a. du Club Jockey a connu sa meilleure année en 2025 en termes de dollars. En dollars canadiens, 8.6M$. En 2025, il a franchi le seuil des 3000 victoires et des 60M$ en bourses. Et dans son cas, on peut dire que le meilleur est à venir.

Samuel Fillion a lui aussi connu des sommets en carrière dans cette dernière année. Ses 363 victoires, un sommet personnel, le placent au 2e rang au pays, au 28 décembre. Il a franchi cette année le cap des 1000 victoires et celui des 7MS en bourses. Il fait carrière sur les pistes B ontariennes et on peut penser qu’on le verra bientôt à temps plein sur le circuit de Mohawk.

Jean-René Plante a connu tout un regain de vie cette année. Il a quitté le Québec au tournant des années 2000 et on l’a retrouvé cette année à Mohawk où il s’est distingué, connaissant sa meilleure année depuis 2012. Ses 1.9M$ amassés en bourses et ses 102 victoires en témoignent. C’est une sorte de retour pour lui, puisqu’il avait été peu actif au cours de la dernière décennie.

Tyler Jones

Tyler fait son p’tit bonhomme de chemin en Ontario. Il a amassé cette année 1.4M$ en bourses et a dépassé le cap des 7M$ en carrière. On le retrouve comme conducteur de relève apprécié et aussi bien sûr, aux guides des protégés du paternel, Dustin. Lentement mais sûrement, il fait sa place sur un circuit assez difficile, merci.

Mario Baillargeon

Il ne rajeunit pas mais il est toujours actif. Une grande carrière que la sienne et en 2025, il a dépassé le seuil des 100MS en bourses. On parle d’un homme qui a atteint son sommet en 2002 avec 8M$ de gains et en 1990, à Montréal, plus de 400 victoires.

En Alberta

Jean-François Gagné s’est exilé là-bas il y a quelques décennies et y gagne bien sa vie comme conducteur-entraîneur. Il a réussi au fil des ans à amasser plus de 10M$ en bourses. En 2025, il fut moins actif comme conducteur, plus comme entraîneur.

Voilà qui donne un aperçu intéressant des succès et des carrières de gars bien de chez nous qui ont réussi à bien gagner leur vie là où ils se produisent. Sans être trop nostalgique, essayons de penser à ce que seraient devenues les courses au Québec si tous ces gens avaient pu y gagner leur vie. Une chose demeure : le Québec a développé de grands talents sur le sulky au cours des vingt-cinq dernières années.

Demain, la situation particulière des conducteurs québécois qui vivent dans la région de la capitale nationale.